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 Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)

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Johanne
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MessageSujet: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Mar 22 Nov - 17:47


Quand l’avion décolla, contrairement à mes traditions de vols, aucun enfant ne se mit à pleurer.


La journée du vendredi 11 novembre 2011 avait commencé comme commence tous les vendredis de la vraie vie : se rendre au boulot, après un réveil tôt, des routes congestionnées et un automne 2011 sur Montréal particulièrement lumineux et frais. Une seule différence – un tas de détails à finaliser. J’ai pris du retard et j’ai quitté plus tard que prévu, je n’ai donc pas pu prendre de douche avant mon départ .... Mais j’avais oublié que le 11 novembre est une journée fériée pour certaines institutions fédérales et je suis arrivée a l’aéroport plus tôt que prévu (je vis a 15 minutes de l’aéroport – lorsqu’il ne s’agit pas de l’heure de pointe). Fiston et moi avons pris le temps d’avaler une bouchée et puis je me suis mise en ligne pour la sécurité et le début de ce périple.

Le grand Boeing d’Air Canada était à moitié vide – j’aurais pu changer de place et reposer jambes et épaule droite. Mais j’étais sur ce nuage de doute et de joie – je traversais l’Atlantique pour la quatrième fois en deux ans – pour voir se déhancher un chanteur à la jolie voix – qui vit en Grande-Bretagne. Toujours ce doute en moi – non mais que t’es conne Jo de faire ces dépenses ...le 4 décembre, tu ne feras que quelques heures de routes (trois, quatre) pour un concert de Noël en région, au nord de Montréal. C’est pas mal moins cher ! Et de si bonnes qualités itou. Mais voila – je suis dans ce grand oiseau, je traverse ce grand océan glacé, et je ne dors pas ! On me sert un souper une heure après le départ et on me sert un p’tit déj une heure avant l’arrivée. Ce vol de nuit, ‘red eyes’, permets de sauver des heures aux voyageurs – mais que ça éreinte ces six heures un minute, 3,400 mile, de vol.

J’arrive a Heathrow – il est deux heures trente du matin pour ma biologie ; je ne fais pas partie de l’Union Européenne, donc je dois faire la queue dans cette longue et pénible queue de monde. Ca prendra plus de quarante minutes avant que je ne puisse récupérer ma lourde valise et traverser enfin les portes du Royaume-Uni. Bienvenue Johanne.

M’attends devant moi, une brunette suisse de longue date. Comme c’est étrange mais pourtant agréable, d’être attendue, en pays étranger. Elle me salue de la main, je fais de même. Mon premier câlin en sol anglais. On ira rejoindra ma jolie, patiente et copine johnette Michelle, arrivée elle-même tôt ce matin, deux heures trente avant moi, de Singapore. Elle aussi a travaillé le vendredi 11, fait également un vol de nuit – mais a du m’attendre plus de trois heures (sécurité anglaise oblige). Ma brunette suisse est allemande de langue, mais parle anglais. Nous resterons au café-resto d’Heathrow avec elle plus de 40 minutes, on causera de tout, de rien, de brunettes de Montréal et du voyage vers John que Michelle et moi débutons. Puis la première séparation du premier câlin. Michelle et moi allons récupérer la voiture, Brigitta retourne sur Londres rejoindre sa frangine et terminer son aventure londonienne.

J’avais accepté de me rendre au cœur de Cardiff, au Millenium Center, pour quinze heures trente – mais j’ai un premier arrêt à faire. J’ai une copine anglaise qui vit et travaille à Windsor Hall, près de Windsor Castle. Nous y arriverons juste avant midi et passerons près d’une heure avec elle. Elle fut la première anglaise à m’écrire après la Cage – suite à mon compte-rendu dans sa langue maternelle et nous avons toujours été en contact. Nous nous sommes rencontrées une première fois à Oxford pour ma première tournée, en 2010. Puis un autre câlin, une autre séparation. Et finalement une autoroute avec un M majuscule et direction Cardiff. Nous arriverons directement au Millenium Centre – nous y stationnant tout proche – avec à peine quelques minutes de jeu.

Une multitude de forumiennes présentes, des bisous, des câlins. Déjà, j’ai les gants aux mains, mais il ne fait pas particulièrement froid – c’est la fatigue simplement. Celle du corps. J’aime conduire et je le répète encore, j’ai adoré le périple et l’autonomie de la voiture. Si je n’avais pas conduit, j’aurais tellement peu réussi à lutter contre la fatigue, que j’aurais été incapable de tout faire, mais surtout de dépasser mes limites.

Après la prise de photo (Toinette flirtant avec brio avec de jeunes gallois) (moi, demandant gentiment à un bon père de famille grisonnant) pour avoir un large groupe en photo, le groupe se sépara. J’ai pu passer quelques précieux instants avec Toinette et sa maman – précieux car trop rares. C’est là que j’ai découvert l’ouverture d’esprit total de Michelle – elle ne comprend pas un mot de français ma petite chérie – pourtant elle n’a jamais perdu sa bonne humeur avec aucune francophone – ou avec moi, qui oubliait parfois, et trop souvent, de traduire ce qui se passait.

Une longue ballade suivit, jusqu’à la baie, devant ce mur célébrant l’événement-fictif, la vie fictive, la mort fictive de Ianto Jones. Ouf. Déjà, j’y repense, déjà, c’est loin. Si loin. La baie. Le vent. Les jeunes femmes en robe si courte, portant trop peu de vêtements. La séparation jusqu’au restaurant. Finalement, Michelle et moi irons porter nos valises dans nos chambres d’hôtel, mais nous n’aurons que le temps d’ouvrir que nos sacs de dentifrices. Nous approchons les 24 heures sans sommeil mais nous tenons le coup.

On se retrouve dans un restaurant – ou il n’y avait pas que des francophones autour de la table et ou l’alcool coulait bien. Je n’ai toujours pas compris comment nous avons réussi à mettre un pas devant l’autre jusqu’a l’hôtel ; une longue douche – enfin – et un repos plus que mérité.

Et tout ça, sans même s’apercevoir que le 12 novembre vient de s’éteindre dans la ville de Cardiff, au pays de Galles.

Le dimanche 13 arrive tôt et les heures défilent trop rapidement. Il y a un rallye en ville et le château qui surplombe la ville est envahi de voitures. Je n’ai même pas une carte postale de ce château.
En deux voyages durant cette matinée, deux ballades vers une plage, quelques dames francophones, plus ma Michelle constante, on ira ramasser quelques petits cailloux. Des photos, discussion avec un voisin, photo prise par une voisine. Je suis cryptique, pensez-vous ? Demandez alors. Certaines ballades appartiennent au privé.

Déjà, on a passé la matinée. L’après-midi avance. J’ai promis de faire les entrées d’artistes. Pas évident pour moi, culturellement. Mais bien que plusieurs refusent de l’entendre, plusieurs se feront a l’idée, que je ne suis pas a la veille de traverser l’Atlantique vers le pays des anglais conquérants - ce sera plutôt vers la France et l’Espagne pour faire un plaisir a ma mère et un plaisir familial vaut beaucoup plus qu’un plaisir barrowmanien ! Si si, je le dis. ! (si, si, je le répète, ce compte-rendu est le bilan de mon « farewell tour » i.e. de ma tournée d’adieu)

Donc détour entrée des artistes – je vois des visages que je connais, je voudrais les saluer, leur parler – après tout, je ne les reverrais plus ces gens, ces gens-là, sont vrais, solides, tangibles, ils me parlent, m’approchent, passent du temps avec moi – ils valent plus que le vent rapide barrowmanien. Ma première déception – on m’empêche de leur parler, on a poussé une barrière sur le trottoir et on me relègue au loin. En même temps, ma Toinette et sa maman, sont également reléguées a mes cotés, je profiterais donc encore un peu plus de leur trop courte présence. John Barrowman passera comme un coup de vent d’hiver de chez moi – rapide, semant le désarroi, invisible. Je ne l’aurais même pas vu.

Au souper, je changerais de langue – on passera a l’anglais, quatre personnes unies également, d’autres visages précieux, des gens auxquels je tiens également. Une soupe bien chaude que je ne finirai pas, je suis toujours en mode décalage mais surtout, oh surtout, j’ai des tressaillements partout. J’ai un téléphone cellulaire international et un numéro de téléphone britannique et je ferais de nombreux messages textes dans les jours qui suivront, aux jeunes femmes qui m’ont accompagnées pour ce souper précédent le concert de Cardiff.

Finalement, en tentant de ne pas bailler trop ouvertement, on se dirigera vers le MotorPoint Arena.

Ma fébrilité s’installera,

En voulez-vous plus ?

/*/*/*/*/*/*/*


Dire que je suis fébrile en ce dimanche 13 novembre est bien peu dire, c’est minimiser mes émotions. Malgré tout ce que tous pensent, il s’agit vraiment de ma tournée d’adieu. Qui dit adieu, dit aussi, qu’il est possible de changer d’idées un jour. Mais malheureusement (ou heureusement , c’est selon) pour moi, ça me permets de saisir à plein le cœur, tout ce que ce fichu chanteur-acteur-amuseur public, pourra me lancer.

Y’a un brouhaha et une excitation tangible lorsque finalement, on prend place dans l’arena de Cardiff. Merde, les sièges sont intolérables – commence et se poursuit le périple de douleur du bas de dos. Mais je m’en fous, je suis ici pour ce John !

Il arrive de derrière son grand rideau, en filigrane silhouette – on le sent, on le veut, on ne le veut pas. Si rien ne commence, rien ne finira. Je ne sais rien. Je n’ai rien lu. Tout est nouveau, frais. Tout sera à découvrir.

Les instructions fusent déjà – pas de vidéo –pas de photos avec flash.

Je suis sur le coté – personne à ma droite. Je vois bien, l’angle de vision est clair.

Le rideau se lève et il nous tourne dos. Il adore le montrer son dos et son bas de dos. Tout le monde est actif, en place et sa voix s’élève. Il célèbre.

Il chante, danse et célèbre.

Oh là là. Je la ressens encore cette vibration profonde au fond de tout moi.


Dernière édition par Johanne le Jeu 24 Nov - 22:06, édité 2 fois
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cathyb
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Mar 22 Nov - 18:07

Moi je suis preneuse !!!

En te lisant, je retrouve notre Jo avec un moral au top cette année, loin de celle de l'année dernière dont les doutes lui cachaient les plaisirs à prendre.
J'ai découvert une Johanne gaie, pleine d'énergie tout en étant cool qui m'a fait passer de grands moments inoubliables qui a eux seuls valaient le déplacement !

Continue sur ta lancée Jo, la vie et belle et tu en profite en plein, bravo !

Et je suis prête à parier qu'on aura pas si longtemps que ça à attendre pour te revoir sur une tournée de John ! (si si !)

_________________
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Abby
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Jeu 24 Nov - 21:34

La suite, la suite, la suite !!!!!
Bon, par contre, tu n'a pas mis de titres à tes paragraphes, sniffff, celui du dimanche matin était pourtant mémorable :p

Gros poutou français (voire Normand lol) ;-)
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Antoinette
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Jeu 24 Nov - 21:59

Ah, tu vas publier par morceaux? sad
Tu me préviens quand c'est tout fini et accentué? bounce
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Antoinette
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Jeu 24 Nov - 22:00

Ah, tu vas publier par morceaux? sad
Tu me préviens quand c'est tout fini et accentué? bounce
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Jeu 24 Nov - 22:09

Toinette (et autres lectrices avides de mes mots - oh deviens-je égotiste ? hihi) je viens d'éditer la première section.

Toinette - si tu répères encore des fautes typographiques, accents - peux-tu m'en aviser? (comme si tu te génerais hihi).

Donc - si vous avec déjà lu - relisez smile je continue. (Bravo mon boulot non?),

Jo

p.s. sinon, comme je travaille en Word, pour les intéressées qui ne voudraient que le produit final, me le dire.
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Johanne
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Jeu 24 Nov - 22:44


Le rideau est bleu, la silhouette noire, la voix chantante et l’énergie palpable dans la salle. Contrairement à chez moi, il est permis de faire des photos (sans flash) mais il y a une sécurité constante, installée partout, pour valider qu’aucun appareil ne fera de vidéos. Le spectacle des sens, audition et visuel, débute avec majesté. Sur scène, les danseurs du J4, John, des musiciens, s’en donnent à cœur joie. La fatigue qui me suit depuis le grand Boeing d’Air Canada, semble s’être évaporée en même temps que le rideau s’est levé.

Même mon mal de dos est oublié et pourtant, je ne reste pas assise, bien cadrée, sur mon siège. Je tourne la tête pour mieux le voir et l’admirer – pour mieux sourire, mieux rire, mieux m’extasier.

Il y avait un mouvement de gens qui avaient regardé derrière, vers ma gauche, avant que le concert ne débute; je saurais plus tard de quoi il s’agissait; j’étais restée sage, docile, mais palpitante profondément.

Célèbre mon John, danse et virevolte; oui, lâches-toi lousse bel homme aux talents multiples, donnes-moi beaucoup, et surtout, surtout, ne me fais pas pleurer.

Une chanson, une anecdote, un frémissement de hanches, une danse, un éclat de rire, une douceur sur un banc sur la scène. Je ne me peux plus de plaisir, de joie.

Quand après avoir parlé avec humour de son conjoint, il l’invite sur scène, le beau Scott, le grand Scott, le complice de sa vie privée, et que celui-ci, accepte avec son flegme et sa tendresse, de jouer le jeu avec John, retentira dans l’audience, un silence orgasmique. Scott va chanter, Scott chante, John l’accompagne. Il s’agit là, d’un moment unique et un privilège extraordinaire. Il chante adorablement faux, John le pousse vers la droite, vers la gauche, attire son regard vers l’audience – car ce bel anglais, son grand conjoint, le fixe des yeux – joue pour lui, chante pour lui, donne à lui. Quelle tendresse et complicité entre ses deux hommes. Que dire de plus? J’en ai encore la chair de poule à y penser.

La féérie du spectacle continuera – la sécurité sera pesante et oppressante; chaque bout de vidéo représente un souvenir monumental, important et déjà chéri – mais on me le refuse, on nous les refuse – et mes vidéos et photos de ce soir sont affreuses, mal cadrées – mais ce sont les miennes.

A l’entracte, Missy et Dinoo, m’accrochent au passage. Gareth est dans la salle. Oh non! Mes jambes déjà fragilisées par la vie, se tiennent à peu de choses maintenant. Tournée d’adieu. Gareth dans la salle. Quoi qu’on en dise, c’est par Gareth, que j’ai choisi d’utiliser « google.ca » afin de découvrir de quoi retournait sa carrière et son avenir. Il traverse l’Atlantique régulièrement ce jeune homme talentueux, mais les conventions où il est présent ne sont jamais à six heures de route, mais bien à six heures d’avion. Je suis Missy, je suis Dinoo. Je veux le voir ce jeune homme, né deux semaines, après mon second fils 

Mais la sécurité a bien fait son travail, lui et sa femme, sont probablement dans la loge derrière – invités de John. Ou ailleurs. On nous fait reprendre nos places – on nous retourne à nos sièges et la deuxième partie débutera bientôt. J’ai mon appareil-photo sur les cuisses. Qui vois-je arriver de par mon coté droit, devant? Gareth et sa femme, accompagné d’un agent. Je pourrais saisir mon appareil et prendre une photo, mais non, je suis figée dans le temps et dans l’inattendu. Il est trop beau, trop grand, trop mignon. Mince également maintenant; il tient sa femme par la main, il marche côte-à-côte et à mes cotés finalement; et toujours mon appareil reste sur mes genoux. Il a passé. Il n’est plus là, il est reparti prendre place. Et je suis toujours figée dans le temps. Rien. Le seul souvenir, l’avoir vu si proche de moi.

La deuxième partie débute.


Il tournoie toujours ce John, il rigole, danse, en mets plein la vue, en photos et en anecdotes et en bruits descriptifs. Ne me demandez pas quand il a raconté quoi et ce vers quoi, tout se dirigeait; sachez seulement que si vous y étiez, vous avez aussi frémis, jouis et avalé goulument tout ce que John Barrowman a su créer sur scène. Si vous n’y étiez pas, ça prends plus forte que moi, pour tout décrire et dépeindre.

Toujours pour moi, cette incompréhension culturelle – chez moi, ce type de concert – tout le monde serait debout. Quand la deuxième partie se termine, on entends clairement la satisfaction de l’audience, les cris, les mains qui frappent mais chacun reste sur son siège. Il revient de noir, de rose, brillant de tout éclat et il nous fait le plus magnifique rappel possible. Frissons et chairs de poule encore.

Il ne m’en reste que cinq. Pourrais-je survivre à ces concerts qui me donnent tant?

Je reverrais Gareth et sa femme, ainsi qu’Eve et son mari à la fin, ils seront dirigés vers l’arrière – surement pour mieux placoter avec John, Scott et les parents de John. On quitte cet bel aréna, on sort à l’extérieur, il fait plus frais ce soir. Je n’irais pas à la sortie des artistes, mais plutôt au coin de la rue où est notre hôtel; où à attendre sur place, je trouve difficile, j’ai froid.

Je marcherais de long en large avec la belle Cathy, et finalement on s’approchera un peu plus près, mais toujours à une intersection; finalement, après un bon moment, la van blanche arrivera et un salut de la main à cette intersection. Simple plaisir de johnette. Direction un bar au tapis rouge, une rencontre supplémentaire – que de gens à voir, avec qui discuter.

Cardiff achève. Est-ce croyable?

Encore plus ?
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Johanne
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Jeu 24 Nov - 23:39

Dans ma chambre d’hôtel, nous sommes trois le soir après le concert – nous regardons les photos prises les unes ou les autres, les échangeons, nous ne dormirons pas tôt, trop énervées encore; nous sommes encore sur le choc de Scott sur la scène, chantant si adorablement aux cotés de son mari. Pourtant, malgré l’heure tardive, nous serons debout tôt. La route nous attend, ma copine anglaise nous laisse, nous la reverrons plus tard.

Départ pour Birmingham.

Dans la voiture, Jo au volant (elle a parfois fait peur à certaines âmes fragiles), Michelle en navigatrice sans peurs et sans reproches, Abby et Gloom à l’arrière – qui se pâmèrent plus pour les photos du concert de la veille que sur la route. J’ai même du les aviser quand nous avons quitté le pays de Galles et traverser le pont Severn (pourtant toutes bonnes fans de TW devraient reconnaître la valeur intrinsèque existentielle profonde qui existe lors de cette traversée). Adieu les vallons et l’écriture galloise sur les panneaux des routes. Bye le pays de Galles. Il ne m’en reste qu’un prince qui deviendra le roi de mes dollars canadiens. Snif.

Excusez-moi, je me mouche 

Birmingham, ou enfin pour les locaux, B’ham. Les autoroutes sont larges – une seule pause ! Il faut constamment hydrater la conductrice et une conductrice hydratée est une conductrice heureuse mais également, une conductrice qui doit faire des pauses …. Immédiates au besoin ! J’ai oublié le détail du casse-tête des valises. La voiture louée était très longue; on conduit rarement l’automatique dans les vieux pays, enfin je pense. Donc les petites automatiques comme la mienne, ne semblent pas, courir les rues ! Mais y’avait pas mal de valises, et c’est notre Dinoo qui a réussi le casse-tête de bien les placer. Il fallait hydrater la conductrice mais il fallait également ne pas lui cacher la vue.

On stationne sur la rue Tennant (si, si, je vous assure, photos à l’appui) et on rentre les bagages et on découvre le lieu qui deviendra notre « local » pour la durée. On fera B’ham deux fois, étalés sur trois jours, mais en deux voyages. On y prendra nos petits déjeuners, nos soupers, parfois une bouchée le midi aussi. On vivra l’expérience du bas cher, avec l’habitant!!! Agréable sensation d’ailleurs.

Abby adorera le sapin Noël dans le coin, j’aimerais le décor anglais. On doit jouer notre propre serveuse pour la prise des commandes mais on a droit à un service aux tables impeccables, charmants. Même les dames derrière le comptoir iront au but et aux mots; j’aurais droit plusieurs fois à des « love » que j’affectionne particulièrement dans ce pays. Dire que chez moi, y’aurait quasi poursuite pour se faire appeler ainsi.

Dans peu de temps, ma deuxième entrée des artistes. Une longue barrière ferme l’entrée aux véhicules. On y discutera au frais, Abby sera notre radiateur personnel. Je prêterais des gants à Missy. On chantera du Fugain et les autres fans anglophones, anglaises ou autres, chanteront du Barrowman. Gloom toujours se refusera au jeu. Mesdames francophones : siouplait, arrangez-vous pour que notre Gloominette chante la prochaine fois?

On attend, on discute, on rigole. Monsieur arrive avec sa van blanche – le conducteur est du coté « normal » i.e. gauche – je me demande comment ça fonctionne conduire dans une voiture non-Commonwealth dans la Grande-Bretagne. Monsieur sécurité, on commence à bien le connaitre, protège son Poulin – pourtant bien camouflé dans ses vêtements et derrière son haut grillage. Est-ce à ce moment-là que John a signé mon cahier? Dites-moi, est-ce à ce premier B’ham qu’il a signé ? Il n’a pas personnalisé mais il y a signé mon cahier d’autographes, celui débuté en 2004, après l’un de mes anniversaires printanier.

Ont signé Kate et Jamie et James. Comme ils sont gentils les danseurs de John. On sent la complicité entre eux, pas simplement sur scène, mais dans ces moments de folie de fans.

Puis, John disparait dans la salle de spectacles et on se retrouve en famille, encore une fois. Une famille d’internautes, connectées, rencontrées, pour un chouchou tout mignon …un souper, de la discussion, de la bonne humeur. Sans trop d’alcool ce soir-là. Je vois derrière moi, des discussions engagées, privées. Je suis curieuse mais je respecte les limites. Plusieurs signent mon cahier – et en dépit des pages paires et impaires de ce cahier (y’a un concept précis, je peux vous l’expliquer en annexe de ce texte) – il fut possible de signer dans la page impair aux cotés de la signature de John.

Je vous fais grâce d’un titre d’un chapitre … ou alors ? Je vous le dis ?

Quand le Y côtoie le J.
Hi Hi.


À suivre.
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Ven 25 Nov - 1:35

Ohhh Johanne, ma Jo,

C'est parfois un peu dure pour moi de te suivre à l'écrit, c'était plus facile de vive voix mais par contre c'est génial de se replonger dans ces quelques jours (déjà 8 jours que je suis rentrée sad )
Tu n'as pas mentionné la deuxième activité de la pause-due-à-l'hydratation-de-la-conductrice : se regarder encore une fois la vidéo de A Rhinestone Cowboy :p

Plus haut quand je te parlais de titre de chapitre, je pensais au dimanche matin et aux françaises qui veulent mettre leur nez ..... (je ne dirais pas la suite, je laisse deviner lol)

Par contre quand on a chanté en français et que ça n'a pas plus aux anglaises, c'était à Manchester ;-))) Mais oui, c'est bien la première fois à Birmingham que John a signé ton cahier !!!
Et c'est " ton Y est le plus proche de son J" mais bon, faut comprendre, j'en rie encore !!! Quel fou-rire !!

Aller, good night ;-))
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Johanne
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Ven 25 Nov - 17:20

Parenthèse et non manipulation de ma part (du genre "Jo, tu dois continuer stp) .... parenthèse. Je suis troublée.

En 1968, Jean-Pierre Ferland écrit et chanta « Marie-Claire »

Ce matin, j’écoutais cette chanson en boucle dans ma voiture. La neige a fondu, j’ai laissé mes bottes et mon manteau d’hiver à la maison. Je tente de me sevrer de John Barrowman en écoutant mon enfance et ma culture.

J’ignore si je suis capable de terminer mon compte-rendu; je dois sans cesse remettre mon chapeau de johnette, et avec ce chapeau, remonte les larmes.

Jo

Elle m'amena jusqu'à la rivière
Marie-Claire Marie Lo
Elle m'amena jusqu'à la rivière par le p'tit chemin du bord de l'eau
Ce n'était pas pour pêcher la truite
Marie-Claire Marie Lo
Ce n'était pas pour pêcher la truite qu'elle s'étendit sur mon radeau
Ce n'était pas pour troubler la brise
Marie-Claire Marie Lo
Ce n'était pas pour troubler la brise qu'elle soupirait comme un roseau

Elle me mit ma main sur sa poitrine
Marie-Claire Marie Lo
Elle me mit ma main sur sa poitrine elle était pucelle et j'étais puceau
Elle me dit je voudrais être mère
Marie-Claire Marie Lo
Elle me dit je voudrais être mère fais comme il se doit et comme il faut
Je blottis mes lèvres sur sa bouche
Marie-Claire Marie Lo
Je blottis mes lèvres sur sa bouche en souhaitant que ce soit comme il faut

Puis nous sommes tombés à genou
Marie-Claire Marie Lo
Puis nous sommes tombés à genou les mains jointes et larmes aux joues
Nous l'appellerons Jean-Pierre
Marie-Claire Marie Lo
Nous l'appellerons Jean-Pierre le premier petit de Marie Lo
Maintenant que je connais les femmes
Marie-Claire Marie Lo
Que je connais le très bon goût des femmes je m'en vais saborder mon radeau

Je coupai une branche de cèdre
Marie-Claire Marie Lo
Je coupai une branche de cèdre la plantait au coeur de mon radeau
Je croyais enterrer mon enfance
Marie-Claire Marie Lo
Je croyais enterrer mon enfance mais c'était un coup d'épée dans l'eau
Hier j'ai rencontré Marie-Claire
Marie-Claire Marie Lo
Hier j'ai rencontré Marie-Claire elle attend son cinquième marmot
Et son plus vieux s'appelle Jean-Pierre


Paroles et Musique: Jean-Pierre Ferland




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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Sam 26 Nov - 23:46

hello
Oh bravo Jo avec se rapport
tu devrai tu mettre a faire un livre

a bientot kiss
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Mer 30 Nov - 22:46

merci Jo pour le compte rendu détaillé.... ça donne tellement envie d'y être...
si tu as des vidéos, pourrais tu les poster ou indiquer les liens? merci d'avance...
j'ai trouvé sur youtube des vidéos de fans et je me suis régalée, notamment la fameuse chanson "Rhinestone cowboy" avec Scott !
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Johanne
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MessageSujet: Re: Tournée automne 2011 - Compte-Rendu de Johanne (la vraie JB)   Ven 2 Déc - 0:30



Dans ma chambre d’hôtel, nous sommes trois le soir après le concert – nous regardons les photos prises les unes ou les autres, les échangeons, nous ne dormirons pas tôt, trop énervées encore; nous sommes encore sur le choc de Scott sur la scène, chantant si adorablement aux cotés de son mari. Pourtant, malgré l’heure tardive, nous serons debout tôt. La route nous attend, ma copine anglaise nous laisse, nous la reverrons plus tard.

Départ pour Birmingham.

Dans la voiture, Jo au volant (elle a parfois fait peur à certaines âmes fragiles), Michelle en navigatrice sans peurs et sans reproches, Abby et Gloom à l’arrière – qui se pâmèrent plus pour les photos du concert de la veille que sur la route. J’ai même du les aviser quand nous avons quitté le pays de Galles et traverser le pont Severn (pourtant toutes bonnes fans de TW devraient reconnaître la valeur intrinsèque existentielle profonde qui existe lors de cette traversée). Adieu les vallons et l’écriture galloise sur les panneaux des routes. Bye le pays de Galles. Il ne m’en reste qu’un prince qui deviendra le roi de mes dollars canadiens. Snif.

Excusez-moi, je me mouche 

Birmingham, ou enfin pour les locaux, B’ham. Les autoroutes sont larges – une seule pause ! Il faut constamment hydrater la conductrice et une conductrice hydratée est une conductrice heureuse mais également, une conductrice qui doit faire des pauses …. Immédiates au besoin ! J’ai oublié le détail du casse-tête des valises. La voiture louée était très longue; on conduit rarement l’automatique dans les vieux pays, enfin je pense. Donc les petites automatiques comme la mienne, ne semblent pas, courir les rues ! Mais y’avait pas mal de valises, et c’est notre Dinoo qui a réussi le casse-tête de bien les placer. Il fallait hydrater la conductrice mais il fallait également ne pas lui cacher la vue.

On stationne sur la rue Tennant (si, si, je vous assure, photos à l’appui) et on rentre les bagages et on découvre le lieu qui deviendra notre « local » pour la durée. On fera B’ham deux fois, étalés sur trois jours, mais en deux voyages. On y prendra nos petits déjeuners, nos soupers, parfois une bouchée le midi aussi. On vivra l’expérience du bas cher, avec l’habitant!!! Agréable sensation d’ailleurs.

Abby adorera le sapin Noël dans le coin, j’aimerais le décor anglais. On doit jouer notre propre serveuse pour la prise des commandes mais on a droit à un service aux tables impeccables, charmants. Même les dames derrière le comptoir iront au but et aux mots; j’aurais droit plusieurs fois à des « love » que j’affectionne particulièrement dans ce pays. Dire que chez moi, y’aurait quasi poursuite pour se faire appeler ainsi.

Dans peu de temps, ma deuxième entrée des artistes. Une longue barrière ferme l’entrée aux véhicules. On y discutera au frais, Abby sera notre radiateur personnel. Je prêterais des gants à Missy. On chantera du Fugain et les autres fans anglophones, anglaises ou autres, chanteront du Barrowman. Gloom toujours se refusera au jeu. Mesdames francophones : siouplait, arrangez-vous pour que notre Gloominette chante la prochaine fois?

On attend, on discute, on rigole. Monsieur arrive avec sa van blanche – le conducteur est du coté « normal » i.e. gauche – je me demande comment ça fonctionne conduire dans une voiture non-Commonwealth dans la Grande-Bretagne. Monsieur sécurité, on commence à bien le connaitre, protège son Poulin – pourtant bien camouflé dans ses vêtements et derrière son haut grillage. Est-ce à ce moment-là que John a signé mon cahier? Dites-moi, est-ce à ce premier B’ham qu’il a signé ? Il n’a pas personnalisé mais il y a signé mon cahier d’autographes, celui débuté en 2004, après l’un de mes anniversaires printanier.

Ont signé Kate et Jamie et James. Comme ils sont gentils les danseurs de John. On sent la complicité entre eux, pas simplement sur scène, mais dans ces moments de folie de fans.

Puis, John disparait dans la salle de spectacles et on se retrouve en famille, encore une fois. Une famille d’internautes, connectées, rencontrées, pour un chouchou tout mignon …un souper, de la discussion, de la bonne humeur. Sans trop d’alcool ce soir-là. Je vois derrière moi, des discussions engagées, privées. Je suis curieuse mais je respecte les limites. Plusieurs signent mon cahier – et en dépit des pages paires et impaires de ce cahier (y’a un concept précis, je peux vous l’expliquer en annexe de ce texte) – il fut possible de signer dans la page impair aux cotés de la signature de John.

Je vous fais grâce d’un titre d’un chapitre … ou alors ? Je vous le dis ?

Quand le Y côtoie le J.
Hi Hi.


À suivre.

/*/*/*/*\*\*\*\


Quand le Y côtoie le J.

Souper en famille; plusieurs nationalités autour de la table, chacun, chacune mange à son rythme et à son heure. J’ignore encore pourquoi – probablement parce que nous avons cassé la croute à notre arrivée à B’ham, mais nous n’avons pas soupé ce soir-là. Trop occupée à boire et à mémérer, je pense. Je revois mon cahier qui fait le tour de la table, je me revois en train de placoter avec mes copines de table – je pense Missy et Missy’s maman ! le temps découle lentement.

Ma valise déborde de vêtements et j’ignore ce que je porte de soir en soir.






Quand le Y côtoie le J.
Souper en famille; plusieurs nationalités autour de la table, chacun, chacune mange à son rythme et à son heure. J’ignore encore pourquoi – probablement parce que nous avons cassé la croute à notre arrivée à B’ham, mais nous n’avons pas soupé ce soir-là. Trop occupée à boire et à mémérer, je pense. Je revois mon cahier qui fait le tour de la table, je me revois en train de placoter avec mes copines de table – je pense Missy et Missy’s maman ! le temps découle lentement.

Ma valise déborde de vêtements et j’ignore ce que je porte de soir en soir.

** **

Je vais vraiment tout mélanger; j’écoute Ferland, je regarde des photos de John. Je suis incapable d’entendre John chanter, ça me fait pleurer. Donc, vive Ferland, Vigneault et Pelletier. A fonds messieurs mes artistes québécois. Samedi et dimanche, je vais voir Pelletier en spectacle de Noël : samedi, il chantera avec l’orchestre symphonique de Sherbrooke (une petite ballade de deux heures aller, et donc, deux heures retour) et dimanche, il chantera avec un quatuor à cordes à St-Jérôme (une ballade moins longue – trois heures aller-retour, au nord de chez moi). On va boire. On va manger. On va se mettre en ligne, s’assurant d’être les dernières dans la file, pour mieux lui jaser et avoir de belles photos bien collées. Il est pas grand notre Bruno, mais il est bien « monté » sur charnières et très chaud.

Donc, je récapitule (pour les intéressées) – j’écoute Ferland, je regarde des photos de John et je répète.

Départ de Montréal le vendredi 11 novembre, à 19h30 pour un vol de nuit transatlantique; je n’y dormirai qu’une heure trente environ. Aucun enfant n’a pleuré, l’avion était à moitié vide et j’ai écouté le film « Begginners » avec Ewan McGregor (que je vous recommande) J’avais travaillé en ce vendredi.

Samedi arrivée à Londres, terminal trois de Heathrow. Ma copine brunette (fan de Bruno Pelletier) m’attends et me fait de grands gestes des bras; quelle bonheur, quel accueil. J’ai aucun problème à voyager seule, en fait, j’aime voyager seule mais les aéroports et leurs sécurités sont lourds à porter. On passera une heure ensemble, avec ma belle Michelle de Singapore arrivée deux heures avant moi, avec Brigitta. Puis vient le temps de la première séparation, ça ne fait qu’une heure que je suis en sol britannique; déjà câlins et colles et séparation. Soupirs.
Michelle et moi récupérons la voiture de location, Michelle sera une navigatrice de premier plan – on conduit à gauche également à Singapore; elle n’y conduit pas, mais elle est passagère régulièrement. Premier arrêt, Windsor Hall, près de Windsor Castle, pour rencontrer une amie anglaise; on passera une heure avec elle et seconde séparation. En sol britannique depuis moins de trois heures trente et déjà, je quitte les gens.
Direction Cardiff, le Millenium Centre pour rencontrer les forumiennes et prendre une photo de groupe. La rencontre fut agréable et j’en profiterais pour passer du temps avec notre Toinette. La ballade sur le quai, suivi de faire le « check-in » au Big Sleep, suivi d’un souper de groupe , le tout se termina sur deux voyageuses outremer épuisées; ça fait quasi 24 heures sans sommeil pour Singapore et Montréal. On rencontrera sur le chemin de retour à l’hôtel de charmantes jeunes, jeunes femmes portant très peu de vêtements – on en rencontrera beaucoup de ces très jeunes femmes dans les jours qui suivront !
Douche bien méritée; dodo encore plus que mérité. On dormira comme des bûches Michelle et moi – mais le sommeil se fera tôt pour nous deux. Je suis contente que Michelle soit une lève-tôt , en fait elle fut plus lève-tôt que moi à plusieurs occasions. Nous sommes maintenant dimanche le 12 novembre 2011. Nous irons nous ballader sur la plage de Sully; je collectionne les cailloux depuis mes premiers voyages en 1998. Il fait beau et bon et je parle à des gens de l’endroit, très aimables et gentils, qui seront présents au concert de John le soir-même. Le soleil était à l’horaire, le vent était bon, on ne se croyait pas en novembre, surtout si près de l’eau qui bouge.

Impossible de mettre le nez entre la roue et le trottoir

J’avais effectué ces deux ballades sur deux routes panoramiques différentes, avec des arrêts photos régulièrement et qui dit arrêt-photo, parle de stationner la voiture. Je pense que c’est au troisième stationnement que j’ai découvert un fétiche français (dixit du pays France) à propos des trottoirs et des roues de voiture. Voyez-vous en France, parait-il, les femmes se proposent souvent à l’exercice suivant : elles tentent de mettre leur nez entre la roue avant et le trottoir – je suppose qu’il s’agit d’une méthode de gymnastique pour garder la forme ? N’en-t-il que les passagères françaises de la deuxième ballade, n’ont jamais pu réussir à le mettre leurs nez entre la roue avant et le trottoir. L’une d’elle en particulier, notre Cathy pour ne pas la nommer, en fut particulièrement déçue.

Il y aura une bouchée à avaler au retour et par la suite, direction entrée des artistes. Ma première vraie incursion de fans dans cet univers, à l’opposé de ce qui se passe au Québec. Mais j’avais donné ma parole, et je l’ai tenu. J’ai subi une grosse déception en y arrivant – car j’ai reconnu des visages, des gens auxquels je tenais à parler mais la sécurité est arrivée en même temps que nous, nous a bousculé pas particulièrement poliment (oh que je m’ennuyais de nos méthodes de rencontres avec nos vedettes et chouchous) et je me suis retrouvée de ces gens que je rencontre uniquement, au hasard de mes visites en ce lointain pays. Sur le trottoir, j’ai quand même réussi à me calmer – faut dire qu’y pas vraiment grand-chose qui pouvait me stresser – et j’ai placoté avec grande joie avec notre Toinette et j’ai aussi salué des dames japonaises, venues de bien loin pour le voir ce fichu Barrowman de merde.

Le point positif à se rencontrer aux entrées d’artistes est la chimie qui s’installe entre les gens; il n’a pas fait très froid et malgré des attentes parfois lentes – dixit Cardiff – vu que John y vit très près et que le spectacle étant bien rodé, il suffit probablement d’effectuer des tests de sons relativement sommaires – les discussions et les rigolades fusent facilement. Gloom avait fait imprimer la photo de groupe de la journée différente – nous y mimes donc une petite note et notre signature. Évidemment que j’en ai profité pour l’inviter à venir à Montréal – une fan peut bien rêver. C’est en imprimant quelques unes de mes photos, que j’ai réalisé que John était venu saluer les gens installés sur le trottoir – j’ai donc quelques clichés de lui, dans la nuit qui s’installait, nous saluant en souriant. J’ai eu droit à des jambes molles – j’avais à peine récupéré de ma fatigue et de mon décalage mais ces jambes molles étaient uniquement du au fait que je revoyais, vivant, souriant, devant moi, John Barrowman, amuseur public qui me plait tant.

Je me suis éclipsée avec Michelle en ce dimanche soir, pour souper en compagnie anglaise – je devais reprendre contact avec l’autre univers de ma deuxième langue, ces femmes que je chéris et qui m’aime bien. De plus, je pense que Michelle a apprécié passer un repas complètement en anglais. Comme les coïncidences abondent dans les univers de fan, j’ai eu le plaisir de rencontrer Xmas qui soupait à la table suivante, avec Toinette et d’autres francophones. Ce fut avec plaisir que je me suis emparée d’elle à bras le corps pour obtenir mon câlin de bonjour et d’adieu à la fois.

Et puis, comme tout doit commencer et finir, direction l’Arena MotorPoint de Cardiff et ma première rencontre avec la prestation 2011 de John Barrowman; quelle belle jouissance ce fut. J’avais mal au dos, les sièges étaient pénibles. Les « mecs de la sécu » étaient obsédants (asticotants dans la langue de chez moi). Mais quelle jouissance, quelle douceur, quel élan d’énergie et de voix et de danse et de découverte. Oh que ce fut et Oh que ça demeure – si présent, de plus en plus loin mais si parfait malgré tout. L’orgasme visuel fut atteint lorsque Scott se mis à chanter, tout simplement, tout adorablement faux mais si allumant, si hypnotisant, si brillant …. Oh que me manque les mots!







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